Pourquoi la FCPE appelle-t-elle à une journée ‘collège mort’ pour lutter contre les groupes de niveau ?

Pourquoi la FCPE appelle-t-elle à une journée 'collège mort' pour lutter contre les groupes de niveau ?

La FCPE, principale fédération de parents d’élèves, a récemment lancé un appel à une journée « collège mort » afin de protester contre la mise en place des groupes de niveau à l’école. Cette initiative vise à sensibiliser sur les inégalités que cette pratique peut engendrer et sur son impact sur le système éducatif.

Les enjeux de la mobilisation contre la réforme des « groupes de niveau »

La Fédération des Conseils de Parents d’Élèves (FCPE) du Cher a lancé un appel pour une journée de « collège mort » le vendredi 19 avril. Cette action d’envergure vise à protester contre l’implémentation prévue de groupes de niveau en français et mathématiques pour les classes de 6ème et 5ème à la rentrée scolaire prochaine.

La principale préoccupation soulevée par Jérémie Fabre, président de la FCPE du Cher, réside dans les conséquences néfastes que cette réforme pourrait avoir sur les élèves en difficulté. Il évoque une stigmatisation sociale et scolaire accentuée, susceptible de décourager ces élèves au lieu de les soutenir. Les études mentionnées par Fabre soulignent que si les groupes de niveau peuvent légèrement bénéficier aux élèves performants, ils sont en revanche délétères pour ceux rencontrant des difficultés.

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Face à cette initiative du ministère, la FCPE plaide plutôt pour un « choc des moyens », c’est-à-dire un accroissement des ressources allouées aux établissements pour permettre un soutien adapté à chaque élève, indépendamment de son niveau académique initial. Ils s’opposent également à faire du brevet des collèges une condition sine qua non pour l’accès au lycée, préconisant une évaluation plus inclusive.

Un soutien syndical à la mobilisation

Le mouvement est aussi soutenu par des organisations telles que la FSU, la CGT Éducation et SUD éducation. Ces syndicats partagent les inquiétudes de la FCPE et encouragent les parents à participer activement à la protestation pour faire entendre leurs préoccupations à un niveau national.

La journée du 19 avril ne marque pas le premier acte de ce genre. D’autres départements ont déjà organisé des manifestations similaires les vendredis précédents, montrant ainsi que la résistance s’étend bien au-delà du Cher. Les parents sont invités à ne pas envoyer leurs enfants au collège lors de ces journées, transformant ainsi les établissements en « collèges morts ». Bien que ces absences soient comptées comme injustifiées, elles symbolisent un acte de protestation significatif et réfléchi.

Résultats observés et réactions sociétales

Le recours à un acte de protestation tel qu’une journée de « collège mort » tente de faire pression sur les autorités pour reconsidérer le bien-fondé de la réforme. L’impact des mobilisations précédentes, telles que celles qui ont pris place dans les Hauts-de-Seine ou encore à Paris, a suscité une couverture médiatique étendue, posant ainsi les bases d’une prise de conscience à l’échelle nationale sur les questions d’équité et d’efficacité éducative.

  • Impact minime sur les bons élèves.
  • Effet négatif sur les élèves en difficulté.
  • Appui de syndicats éducatifs majeurs.
  • Résistance répétée dans plusieurs départements.
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Cette opposition bien organisée contre la réforme des « groupes de niveau » démontre un engagement profond de la part de la FCPE et de ses alliés pour une éducation plus juste et plus inclusive.

Source: www.leberry.fr

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Anthony Cardia

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