Pourquoi certaines formations sur Parcoursup ne font-elles pas le plein?

Une personne étonnée face à parcoursup

L’année 2023 a révélé une situation inattendue dans le paysage de l’enseignement supérieur français, observée sur la plateforme Parcoursup : des formations hautement sélectives, y compris les BTS, BUT, classes préparatoires et DNMADE, peinent à atteindre leur capacité maximale d’accueil. Ce phénomène surprenant contraste avec l’idée d’une compétition intense normalement attendue pour ces cursus prisés. Il met en lumière un paradoxe où, malgré une sélection rigoureuse des candidats, une quantité significative de places reste inoccupée, défiant ainsi les attentes habituelles de saturation de ces parcours d’excellence.

Un vif contraste dans l’attractivité des établissements

Si l’on observe plus de 8 900 formations avec des places non pourvues, l’explication ne se limite pas seulement à la sélectivité. L’attrait que suscitent les établissements participe fortement. En effet, certains programmes rencontrent une désaffection notable, bien que la tension autour de ces derniers pourrait laisser présumer le contraire. Un exemple frappant est celui d’un BTS commercial à Dijon qui, malgré un nombre élevé de demandes, a clôturé sa période d’admission principale avec plusieurs bancs inoccupés.

Les licences, qui traditionnellement ne pratiquent pas de sélection à l’entrée, connaissent également un manque de préférence de la part des étudiants. Cela concerne tant les filières avec un excès de candidatures que celles en demande moins soutenue. Des disciplines comme les LLCER ou certaines branches scientifiques à l’Université d’Orléans témoignent de cette problématique, avec un nombre considérable de sièges laissés vacants.

Les facteurs influents sur le taux de remplissage

La sélectivité influe manifestement sur le remplissage des amphis. Les programmes sélectifs, définis par des critères d’admission rigoureux, n’offrent pas de places à l’ensemble des candidats. Par conséquent, des CPGE ou certaines licences avec un nombre restreint de propositions d’admission n’atteignent pas un effectif complet.

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Toutefois, s’impose la question de l’attractivité d’une formation. Il arrive que des formations avec des critères de sélection exigeants émettent plus d’offres d’admission que leur nombre de places. Or, ces offres ne sont pas systématiquement validées par les candidats, ce qui éprouve leur attractivité. En ce sens, le taux d’admission concrète, s’approchant du nombre d’offres émises, est un bon indicateur de l’engouement pour une formation. Les licences sont notamment affectées par ce phénomène, affichant un taux d’attractivité fréquemment modéré.

Conclusion

La complexité de l’équilibre entre l’offre de formations supérieures et la demande des futurs étudiants passe par un ensemble de variables, telles que le taux de sélectivité et le degré d’attractivité des établissements. Ces éléments interactifs sont au cœur des dynamiques d’orientation post-bac et dictent le remplissage des formations sur Parcoursup.

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Anthony Cardia

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