Nouvelle ère éducative : Gabriel Attal mise sur les groupes de niveau au collège !

des élèves travaillant en groupe de niveau

Gabriel Attal, ancien ministre de l’Éducation nationale, a proposé une réforme pédagogique significative pour les élèves de sixième et cinquième, visant à améliorer l’efficacité de l’enseignement. Annoncée le 13 mars lors d’une interview avec l’AFP, cette initiative prévoit de diviser les élèves en trois groupes distincts selon leurs aptitudes en mathématiques et en français.

L’objectif est de suivre les progrès individuels et d’adapter l’enseignement aux besoins spécifiques de chaque élève, favorisant ainsi une approche plus personnalisée pour une grande partie de l’année scolaire. Cette stratégie réduit le temps consacré aux cours traditionnels au profit de sessions focalisées sur le renforcement des compétences. Cette nouvelle organisation des classes représente un pilier majeur du « choc des savoirs », une série de réformes initiées par Attal pour rehausser le niveau général d’éducation.

Flexibilité dans l’application

L’initiative d’adopter une approche modulable dans l’organisation des classes a été mise en avant par Nicole Belloubet, ministre de l’Éducation. Lors d’une conversation récente avec Le Monde, elle a évoqué l’importance de permettre à chaque établissement scolaire de décider comment et quand regrouper les élèves pour des séances de réévaluation, insistant sur une application souple de ce nouveau système.

Belloubet a exprimé sa conviction que l’autonomie des équipes éducatives et des établissements est clé pour réussir l’implémentation des « groupes de besoin ». Ces derniers sont envisagés comme une réponse aux exigences de développement de compétences spécifiques chez les élèves, avec une planification qui s’adapte tout au long de l’année pour mieux répondre aux niveaux variés au sein d’une même classe.

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En intégrant cette flexibilité, le but est de concilier les sessions d’apprentissage collectives avec des moments d’enseignement plus ciblés, où les élèves sont répartis en fonction de leurs capacités et besoins. Cette stratégie englobe la formation de groupes destinés autant aux élèves confrontés à des difficultés qu’à ceux montrant une facilité particulière dans les disciplines étudiées, offrant ainsi une gamme d’activités pédagogiques personnalisées.

Pour illustrer concrètement l’application de ces principes, une visite est programmée le 14 mars, avec la participation de Belloubet, dans un établissement de Chartres. Cette démarche vise à observer les premiers déploiements de cette méthode flexible, soulignant l’engagement du ministère à promouvoir une éducation ajustée aux besoins individuels des apprenants.

Réactions et controverses

Même si ces changements promettent une approche plus individualisée de l’enseignement, ils n’ont pas manqué de soulever des inquiétudes et des réactions négatives chez les syndicats d’enseignants, les directeurs d’établissements et les associations de parents d’élèves. Certaines critiques soulignent une forme de « tri » des élèves pouvant résulter de ce système et déplorent un manque de ressources pour la mise en place de cette structure.

Cette annonce intervient dans un contexte de mobilisation, notamment en Seine-Saint-Denis, où l’opposition aux groupes de compétences s’exprime avec vigueur. Récemment, une manifestation regroupant plus de 3.000 participants a traversé Paris avec pour revendications un soutien accru au secteur de l’éducation dans le département et l’abandon du projet de création de ces groupes de compétences.

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Anthony Cardia

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