Éducation : le choc des savoirs au Cotentin, une opération ‘collège mort’ qui a bouleversé l’enseignement ?

des professeurs en colère dans le Cotentin

L’éducation au cœur d’un bouleversement inédit : le choc des savoirs au Cotentin. Uune opération ‘collège mort’ qui interroge et secoue les fondements de l’enseignement.

Une mobilisation face à la réforme du gouvernement

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Le 14 mai 2024, le collège Marcel-Grillard à Bricquebec, dans le Cotentin, a été le théâtre d’une mobilisation sans précédent. Élèves, parents, enseignants et personnels éducatifs se sont rassemblés pour protester contre la réforme du « choc des savoirs » initiée par le gouvernement. Cette journée, intitulée « collège mort« , a vu près de 90% des élèves boycotter les cours.

Introduite par le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse Gabriel Attal, la réforme du « choc des savoirs » vise à élever le niveau scolaire en mettant en place trois objectifs principaux :

  • Un meilleur soutien aux professeurs pour mener la bataille des savoirs;
  • L’adaptation de l’organisation des enseignements aux besoins de chaque élève;
  • Un rehaussement du niveau d’exigence et d’ambition pour tous les élèves.

Cependant, les acteurs du monde éducatif estiment que les moyens octroyés pour cette réforme sont insuffisants, rendant sa mise en œuvre problématique.

Martine Quesnel, secrétaire départementale de la SNES-FSU, a exprimé son inquiétude quant à la réforme, soulignant que « les personnels et les familles ne veulent pas de cette réforme ». De son côté, Élodie Lecadet, représentante des parents d’élèves, a mis en avant les risques de stigmatisation liés à la classification des élèves par niveau.

Inquiétudes sur l’organisation future

Les enseignants et les personnels éducatifs craignent pour leur liberté pédagogique et la stabilité des groupes d’élèves. « Comment pourrons-nous mettre en place des projets de classe si les groupes d’élèves changent en cours d’année scolaire ? » s’interroge un professeur. La réforme, selon eux, manque de moyens et pourrait engendrer des groupes d’élèves trop importants, dégradant la qualité de l’enseignement.

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Un autre point de contention est l’impact sur les élèves de Segpa. Jusqu’à présent, la mixité avec les autres classes leur offrait une stimulation bénéfique. La réforme pourrait mettre fin à cette inclusion, privant ces élèves d’une opportunité importante de progression.

La mobilisation du 14 mai 2024 au collège Marcel-Grillard est un signal fort envoyé au gouvernement quant à la réforme du « choc des savoirs ». Les acteurs de l’éducation exigent d’être entendus pour assurer la réussite de tous les élèves, sans compromis sur la qualité et l’équité de l’enseignement.

Source: actu.fr

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Anthony Cardia
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