Cours d’éducation sexuelle à Tours : le rectorat porte plainte pour diffamation

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Suite à la diffusion d’accusations qualifiées de calomnieuses par le collectif ‘Parents en colère’, Christian Mendivé, à la tête du département éducatif de Tours, a décidé de recourir à la justice ce mercredi 7 février 2024. Ces allégations, portant sur une session pédagogique relative à la sexualité menée au collège Jules-Ferry de Tours, ont suscité une vive controverse. Le rectorat vise à rétablir l’intégrité et l’honneur des enseignants concernés tout en mettant en lumière la vérité des faits.

Christian Mendivé souligne l’importance de protéger la réputation des éducateurs et de démêler le vrai du faux. Le collectif ‘Parents en colère’, connu pour ses prises de position radicales et ses théories du complot, est accusé d’avoir diffusé sur les réseaux sociaux des informations fallacieuses. Ces dernières évoquent la présentation supposée d’images inappropriées à des élèves durant un cours dispensé au début du mois de février, allégations que le rectorat entend fermement contester devant la justice.

Une séance conforme aux exigences éducatives

Christian Mendivé, directeur académique de Tours, réfute avec véhémence les allégations propagées par le collectif ‘Parents en colère’, concernant une prétendue inappropriété des séances d’éducation sexuelle au collège Jules-Ferry. Insistant sur la pertinence et l’adaptation des contenus pédagogiques à l’âge des élèves, il met en avant l’utilisation de l’exposition ‘2XY’ comme outil éducatif conçu pour promouvoir une vision saine de la sexualité. Cet effort éducatif vise à contrecarrer l’influence négative de la pornographie et à instiller des valeurs d’acceptation, de respect mutuel, et de santé.

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Le groupe ‘Parents en colère’, déjà connu pour ses positions contestataires, notamment contre le port du masque pendant la pandémie, se trouve au cœur des critiques pour sa réticence face à l’éducation sexuelle à l’école. Franck Gagnaire, adjoint en charge de l’éducation à Tours, exprime le désir que la plainte aboutisse et encourage le conseil départemental, à l’origine de ‘2XY’, à se joindre à l’action en justice.

Dans cette affaire, l’accent est mis sur la nécessité d’une action légale résolue pour protéger l’intégrité de l’éducation sexuelle, conformément à l’article L312-16 du Code de l’éducation. La prochaine réunion entre Christian Mendivé et le conseil départemental devra aborder cette problématique cruciale, soulignant l’importance capitale de ces programmes dans le développement des jeunes.

Informations légales sur l’éducation sexuelle

  • L’article L312-16 du Code de l’éducation stipule la tenue d’au moins trois séances annuelles d’éducation à la sexualité par tranche d’âge.
  • Les séances doivent promouvoir une vision équitable des rapports femmes-hommes.
  • Elles contribuent à l’apprentissage du respect du corps et à la conscientisation aux violences sexistes, sexuelles et aux mutilations sexuelles féminines.
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Anthony Cardia
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