Contrôle des formations privées : Des notes harmonisées pour améliorer Parcoursup?

élèves en quête de parcoursup

Le Comité Éthique et Scientifique de Parcoursup (CESP) a récemment publié des recommandations pour perfectionner le processus de sélection des formations supérieures, en mettant l’accent sur l’harmonisation des critères d’évaluation au sein des établissements privés et sur la normalisation des notes. Selon le dernier rapport annuel du CESP, les formations proposées par les établissements privés représentent 22 % de l’offre globale sur Parcoursup, hors apprentissage. Ce chiffre monte à 69 % pour les formations en apprentissage, parmi lesquelles 37 % ne bénéficient pas d’un contrat d’association avec l’État.

Des propositions pour une transparence accrue

Afin de faciliter le choix éclairé des candidats dans ce labyrinthe d’options, le rapport souligne la nécessité d’intégrer des données claires, notamment sur les frais de scolarité. La question des labels décernés aux formations est également abordée, ceux-ci figurant dans les descriptifs. Toutefois, leur lisibilité reste opaque pour les non-initiés.
Le ministère envisage la conception d’un label unificateur, qui pourrait s’inspirer d’un système de notation à la manière du « Nutriscore », évaluant les formations selon des critères définis à l’avance.

Le CESP préconise une évaluation périodique et la mise en place de mécanismes permettant, si nécessaire, de retirer une offre de formation qui ne satisferait plus aux exigences de qualité. Actuellement, les formations une fois admises sur Parcoursup ne peuvent être radiées, même en cas de non-conformité. Ainsi, le rapport insiste sur la nécessité d’améliorer non seulement le contrôle de qualité mais aussi l’application des sanctions en cas de défaillance.

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Focus sur les parcours des étudiants en réorientation

Le CESP a également mis en exergue les défis que rencontrent les étudiants désirant se réorienter. Ceux-ci peinent à valoriser leur cheminement académique antérieur à cause des modalités de saisie de leurs expériences qui ne permettent pas de les certifier de manière officielle.

Pour pallier ce problème, l’idée serait de permettre aux établissements du supérieur d’agir en tant qu’« établissements d’origine », afin qu’ils puissent apporter des informations vérifiées sur le parcours des candidats. De plus, une meilleure préparation des étudiants en vue de leur réorientation en amont de Parcoursup est suggérée, pour éviter que les changements de direction ne se cristallisent qu’à la fin de l’année universitaire.

Le report des évaluations finales a conduit à une situation où, cette année, les notes de spécialités ne figureront pas dans les dossiers Parcoursup. De ce fait, le classement des candidatures repose largement sur le contrôle continu dont l’uniformité laisse à désirer.
Le rapport du CESP préconise l’élaboration de banques d’épreuves normalisées pour les établissements secondaires, ainsi qu’une formation appropriée des enseignants pour garantir une notation plus cohérente. Cela servirait à instaurer des critères d’évaluation plus homogènes et équitables.

En conclusion

Le rapport du CESP souligne le besoin prégnant de réformes visant à assurer l’uniformité des normes académiques, la transparence des formations sur Parcoursup, et un meilleur accompagnement des étudiants en réorientation. Ces mesures sont essentielles pour garantir une sélection juste et équitable dans le cadre de Parcoursup.

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Anthony Cardia
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