Comment l’inefficience française en matière d’éducation et de formation coûte 16 milliards d’euros par an

Comment l’inefficience française en matière d’éducation et de formation coûte 16 milliards d’euros par an

La facture élevée de l’inefficacité éducative en France! Dans un contexte européen en constante évolution, où l’éducation compte dans le développement économique et social, il devient impératif d’examiner et de comprendre l’efficacité des systèmes éducatifs. C’est dans cette optique que l’Institut économique Molinari a entrepris une étude approfondie, portant sur 30 pays européens, dont la France. Cette recherche vise à évaluer l’efficience des différentes méthodologies d’enseignement, en se concentrant sur trois aspects fondamentaux : l’enseignement primaire et secondaire, l’enseignement supérieur, et la formation professionnelle. Cette analyse offre un aperçu précieux sur les performances et les défis auxquels chaque nation est confrontée, et propose des pistes d’amélioration pour optimiser les investissements dans le secteur éducatif.

Étude et classement européen de performance

Une récente analyse de l’Institut économique Molinari s’est penchée sur l’efficience des systèmes éducatifs en Europe en inspectant 30 pays, y compris la France. Cette évaluation s’est portée sur trois secteurs clés : l’enseignement primaire et secondaire, l’enseignement supérieur, et la formation dans son ensemble.

Coût de l’inefficience : un déficit à deux chiffres

La France, trouvant sa position au 22e rang de cet indice, pourrait éviter une dépense superflue s’élevant à 16 milliards d’euros annuellement en se calibrant sur les méthodologies des nations les plus performantes. Ce chiffre représente 9,4 % de l’investissement national en éducation pour l’année de référence, 2018.

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Des résultats contrastés au niveau primaire et secondaire

Le pays se positionne au milieu de la table en ce qui concerne l’enseignement primaire et secondaire. Avec des coûts par élève supérieurs à la moyenne du continent, la France pourrait réaliser des économies de près de 13,7 milliards d’euros si elle adoptait les pratiques efficientes d’Irlande ou d’Estonie.

L’enseignement supérieur peut faire mieux

Classée 27e, la France affiche un coût par étudiant supérieur à la moyenne européenne avec des taux d’emploi post-diplôme légèrement inférieurs. Des ajustements pourraient générer une épargne de 3,8 milliards d’euros.

Le défi de l’adéquation éducation-emploi

Une mauvaise corrélation entre formation et besoins du marché du travail en France conduit à un manque à gagner significatif pouvant être estimé à 14 milliards d’euros annuels.

Axes d’amélioration proposés

  • Octroyer davantage d’autonomie aux établissements d’enseignement.
  • Renforcer l’alignement des cursus avec les exigences du marché du travail.
  • Optimiser la gestion financière du secteur, notamment pour les retraites.

Approche méthodologique

La méthode d’analyse d’enveloppement des données (DEA) a été utilisée pour comparer les inputs éducatifs aux résultats obtenus, définissant ainsi un « front d’efficacité » pour situer chaque pays examiné.

Comparaisons et mesures

L’efficacité dans l’enseignement primaire et secondaire a été jugée selon le pourcentage d’élèves sans difficulté dans les évaluations PISA et les dépenses par élève par rapport au PIB. L’enseignement supérieur a été évalué à travers le taux d’emploi des diplômés face aux investissements par étudiant. Pour apprécier l’adéquation avec le marché de l’emploi, on a considéré le taux d’insertion professionnelle, les niveaux de surqualification et la proportion de jeunes ni en formation ni employés.

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Anthony Cardia

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