Charente-Maritime : Bientôt plus de 50 classes supprimées ? Quel impact sur l’éducation de nos enfants ?

fermeture de classe

La baisse démographique en Charente-Maritime, qui impacte directement le secteur de l’éducation pour l’année scolaire 2024-2025, entraîne des conséquences significatives sur le réseau scolaire local. Avec une prévision de 42 266 élèves pour la rentrée, le département anticipe une diminution de 609 élèves par rapport à l’année précédente, s’inscrivant dans une tendance de recul durable qui a vu la population scolaire se réduire de 3 804 élèves depuis 2017. Ce phénomène est souvent attribué à la situation immobilière de la région, les prix élevés limitant l’installation de nouvelles familles.

Cette contraction démographique entraîne une réorganisation du personnel enseignant, qui comptera 21 postes à plein temps en moins, malgré un effectif actuel de 2 824,25 professionnels. Paradoxalement, 15 nouvelles classes verront le jour, essentiellement dans le nord du département. Cependant, cette augmentation est contrebalancée par la suppression de 53 classes, principalement dans les zones rurales et les regroupements pédagogiques intercommunaux, soulignant les disparités régionales et les défis auxquels le système éducatif doit faire face dans cette période de transition.

La question des divisions de classes

La Direction Académique des Services de l’Éducation Nationale (DASEN) de Charente-Maritime s’engage à maintenir le nombre d’élèves par classe en dessous de 24 dans le primaire et de 20 dans les zones d’éducation prioritaire, poursuivant ainsi sa politique de limitation des effectifs. Néanmoins, cette approche suscite des réactions mitigées parmi les syndicats enseignants, comme le SNUipp-FSU 17, qui critique l’augmentation des classes combinant la Grande Section de maternelle et le CP. Ce dernier argumente que fusionner ces niveaux ne devrait pas devenir une pratique courante, car elle tend à estomper les distinctions entre les cycles d’apprentissage.

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De leur côté, les représentants des parents d’élèves, notamment la FCPE 17, partagent des préoccupations similaires, mettant en avant l’importance d’une transition claire entre l’éducation pré-primaire et primaire pour le bien-être et le développement des enfants. Les parents de la localité de Rochefort-Guérineau, en particulier, expriment leur désaccord avec une fusion de classes non prévue initialement et sollicitent un dialogue avec les autorités éducatives.

En réponse à ces préoccupations, un élan de mobilisation se dessine parmi les parents des zones affectées, visant à influencer les décisions futures. Les plans actuels de restructuration pourraient ainsi être sujets à révision lors de la prochaine assemblée du conseil départemental de l’Éducation nationale, fixée au 18 mars, où les voix des différents acteurs seront prises en compte.

Tableau Synthétique des Modifications Envisagées

Nombre d’élèves (-)Ouvertures de Classe (+)Fermetures de Classe (-)
6091553
Effectif Enseignant (-)Dédoublement ClasseLimite d’élèves/classe
21 (plein temps)Continuation24/20 (hors/en éducation prioritaire)

Les décisions finales, qui auront un effet direct sur la qualité de l’éducation des enfants, sont donc dans l’attente de ce rendez-vous. La réduction du nombre de classes représente une préoccupation majeure pour les parents soucieux de l’encadrement et de la réussite scolaire de leurs enfants, requérant une attention et une action prudentes de la part des décideurs éducatifs.

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Anthony Cardia
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